De l’enfant sauvage à l’autisme.

Il est clair que j’aurais dû faire cette chronique il y a bien longtemps déjà, mais à l’époque de la parution de l’article en février 2010, je n’avais pas encore de blog.

Cette enquête, publiée dans Sciences Humaines, révèle qu’en réalité les différents cas d’enfants sauvages se sont avérés n’être que de pures inventions qui ont simplement contribué à nourri l’imaginaire de l’Homme.
En effet, ces enfants abandonnés à des animaux n’ont en fin de compte jamais existé et que les histoires de ces enfants on été détournées de la vérité puisqu’il s’agissait en fait d’enfants autistes. Ce trouble étant encore inconnu des médecins, ces enfants ont été abandonnés. C’est notamment le cas d’un petit indien recueilli par un prêtre anglais qu’il prétendait élevé par des loups, il a essayé de lui apprendre à parler, à lui apprendre la vie en société etc, en vain. Plus tard, des professionnels ont alors repris les écrits et les analyses de cet homme ainsi que les photographies et ont alors découvert que tout n’était qu’une immense mise en scène de la part de cet homme afin de susciter l’intérêt pour son travail.

Néanmoins, il faut noter que la notion de nécessité de modèle social pour l’enfant existe avec le cas des « enfants-placard » comme la petit Geny qui jusque l’âge de treize ans a été privée de contact social qui nous le savons est essentiel à l’épanouissement social, enfermée dans sa chambre, ses relation amoindries à de simples passages pour la nourrir. cela a donc très fortement nuit à son développement intellectuel et social. Le cas est analogue pour beaucoup d’orphelins d’origine roumaine, enfermés à longueur de journée dans des dortoirs, assis sur leur lits, puisqu’eux aussi de ce fait voient leur socialisation compromise.

Nonobstant, il faut nuancer ces propos puisque certains enfants ont beau recevoir tous les outils intellectuels et sociaux indispensables au développement, un trouble psychomoteur peut survenir et altérer la socialisation: c’est ce que l’on appelle l’autisme, il se manifeste par un repli sur soi, une absence de langage, une difficulté de concentration ou encore de des crises d’angoisse ou de colère.

Tout cela pour dire qu’il faut toujours prendre vos outils d’information avec une très grande abstraction et un grand recul car nous sommes manipulés comme de vulgaires poupées de chiffon.

A tantôt!

La Robe Rouge

Publicités

2 réflexions sur “De l’enfant sauvage à l’autisme.

  1. En voyant le titre, je me disais : chouette, une personne féministe, engagée, œuvrant pour le vivre ensemble qui s’intéresse à ce qu’est l’autisme, qui touche environ un à deux pour cents de la population et est encore mal connu dans notre société ! Mais quelle ne fut pas ma déception en lisant l’article…

    Le fait de partir d’une anecdote pour dénoncer la désinformation pratiquée par des média dits sérieux et consacrer seulement un paragraphe à l’autisme, est en soi-même discutable, mais passe encore si ce que tu dis sur l’autisme est juste. Sauf que dans le cas présent, tu viens véhiculer des idées fausses sur l’autisme, alors que tout au long de l’article tu dénonces le phénomène de la désinformation. Ce commentaire est donc l’occasion de remettre quelques petites choses en place concernant l’autisme, parce que l’information et les contre-vérités sont le meilleur moyen de faire avancer la cause de l’autisme en France.

    Première chose, l’autisme n’est pas un problème psychomoteur, mais un TROUBLE neurodéveloppemental, ce qui est tout de même nettement différent. Les symptômes que tu décris ne rendent pas compte de la complexité de ce trouble et ne font qu’enfermer les autistes dans une vision réductrice. Tu dis notamment que les autistes sont non-verbaux, alors que parmi les autistes se trouvent aussi des autistes Asperger et de haut niveau qui ont un QI dans la norme (>70), voire supérieur à la norme pour certains, et sont donc capables de communiquer. Si le contact avec les autres est généralement moins évident pour des personnes autistes, les autistes Asperger et de haut niveau peuvent acquérir des codes sociaux et se fondre dans la masse, mais cela leur demandera des efforts conséquents et s’accompagnera souvent d’une grande fatigue. On est donc bien loin de l’image de l’autiste reclus dans son coin, qui n’est pas réceptif au monde qui l’entoure… Pour le reste, je t’invite à t’informer en lisant des blogs tenus par des personnes autistes qui sauront mieux que moi parler de ce trouble, et ont surtout plus de légitimité pour le faire. S’il y a une chose à retenir dans tout ça, c’est que pour informer, a fortiori sur des choses aussi méconnues et complexes que des troubles neurologiques, il faut faire preuve de prudence dans le choix des termes employés afin pas ajouter à la confusion qui règne déjà.

    L’écueil que tu as commis n’enlève rien à la qualité de tes autres articles, et je respecte beaucoup le travail que tu fournis de façon générale ; mais il me fallait revenir sur ce point parce que je suis touchée de près par l’autisme et que ça me mécontente toujours de voir qu’on véhicule des idées fausses à ce sujet alors que les autistes souffrent déjà des préjugés et de l’incompréhension liés à leur trouble.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s