A la mémoire de François Delapierre

Mon cher François,

Ma plume est restée bien sèche depuis samedi matin. Ce sont les larmes qui ont coulé plutôt que l’encre. Mais ce soir, je trouve enfin la tournure, je trouve enfin la force de puiser dans mes souvenirs, de quoi t’adresser à mon tour ces quelques mots. La légende te précède mon cher camarade… Depuis des mois déjà tu étais le centre de nos pensées, tu étais toujours présent dans nos retrouvailles avec les autres camarades.

Mais aujourd’hui, je ne veux pas parler de la maladie. Je ne veux pas parler du manque. Je ne veux pas parler du vide que tu as laissé dans nos vies, dans celle, avant tout, de ta famille proche, et puis aussi de tes amis, tes camarades.

Je voudrais honorer ta vie en mettant l’accent sur celui que tu as été. Je voudrais souligner ton énergie dans le combat. Je voudrais dire à quel point tu n’as jamais laissé tomber, ni la lutte, ni le combat, ni la réflexion, ni ceux qui avaient besoin. Combien de camarades as-tu pu aider d’ailleurs…

Je voudrais me souvenir de ta bonne humeur, discret mais avec l’oeil plus brillant que la plus étincelante des étoiles. Je voudrais aussi me rappeler de ton sourire échangé avec nous tous. Je voudrais me souvenir de ta bienveillance à l’égard de tous ceux que tu croisais.

Je voudrais me souvenir de tout ce que tu as accompli. De ton intelligence exceptionnelle. Je voudrais dire tout l’amour que tu as parsemé autour de toi, et notamment celui que tu as partagé avec Charlotte ta compagne et dont le fruit a été deux adorables fillettes.

Je voudrais qu’on se souvienne de toute ta vie, de ton énergie et de que tu as donné autour de toi, en particulier à la Gauche, plutôt que du jour où tu as rendu les armes. Et c’est bien la première fois que tu le faisais.

Alors François, à ta vie, à ta famille et à tous tes camarades.

Nous te faisons la promesse de continuer pour toi, ce que tu as commencé.

11215872_10206997893564947_1415940340278560134_n

Publicités

3 réflexions sur “A la mémoire de François Delapierre

    • Jag har inte läst den men det känns lite som Karin Alfredssons bok Kl 21:37. Budskapet författaren vill förmedla blir sÃ¥ viktigt att allt annat som intrig, karaktärer mme blir lidande och det blir ingen bra lÃpps¤ulevelse. Det är ju inte sÃ¥ att man inte gillar budskapet men kanske en debattartikel hade passat bättre.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s